L’ALSACE, notre région !

“Il n’existe que deux façons de vivre votre vie. L’une comme si rien n’était un miracle. L’autre comme si tout était un miracle. “Albert EINSTEIN

J’ai décidé de vivre ma vie comme si tout était un miracle, les personnes rencontrées, les découvertes, les aventures, les coups durs, les émerveillements, les échecs, les enchantements…

L’ALSACE, ma région !

Etant alsaciens, nous ( Benjamin et moi) devions commencer notre périple à un endroit symbolique. Nous avons choisi notre emblème régional, Strasbourg, capitale européenne, ville frontalière et cosmopolite.

Dimanche 02 juillet, après avoir dégusté une dernière tarte flambée gratinée et salué une dernière fois nos familles et amis nous prenons la route vers des terres encore inconnues. Durant trois mois, nous ne serons plus des sédentaires séquestrés et obéissants mais nomades à la découverte de nous-même, de notre propre pays, de notre culture et principalement des français.

A la sortie de Strasbourg, nous prenons la direction de Molsheim pour rejoindre le début des vignes d’Alsace en empruntant tout le long la rivière de la Bruche, un sous-affluent du Rhin. Un sentiment de liberté et une soif de rencontres nous envahissent dès les premiers coups de pédales. En traversant le petit village de Dorlisheim, une halte s’impose lorsque l’on entend au loin une musique traditionnelle alsacienne au château de la commune. Nous décidons de prendre la première pause et le premier Gewurztraminer, vin blanc suave et très aromatisé, typique de notre belle région.

Le but de notre voyage n’est en effet pas d’avancer au plus vite, de foncer tête baissée à toute allure mais au contraire prendre le temps d’apprécier les choses les plus simples. Derrière le comptoir, un couple de retraités André et Angèle nous ouvrent leurs cœurs et écoutent avec enthousiasme notre projet tout en nous proposant une dégustation des vins du pays : crémant d’alsace, auxerrois, pinot gris, gewurztramiber… Curieux, nous goûtons à tout.

Le soir, notre première nuit sous les tentes sera en face du mont Saint Odile, haut-lieu spirituel culminant à 753m d’altitude, à quelques kilomètres d’Obernai. Le rêve tant attendu est derrière nous, à présent place à la réalité, à la dégustation du moment présent ici et maintenant. L’aventure est lancée !


Nous suivons cette fameuse route des vins et enchaînons les rencontres avec non seulement les alsaciens mais également les nombreux touristes que nous croisons sur la route à la découverte de notre vignoble tant réputé. Nous dormons chez l’habitant autant de fois que possible. C’est l’essence même de notre voyage, s’immiscer dans la vie d’autrui de manière spontanée nous permet de sortir de notre zone de confort et apprécier d’autant plus l’échange vrai et sincère.


Nous passons la deuxième nuit à Luttenbach-pres-Munster chez Jean et Pascalle, un couple formidable qui nous accueille avec une énergie invraisemblable. Jean nous fait découvrir son univers notamment son amour pour la nature, la poterie et les jardins sont ses plaisirs quotidiens. Il a le projet de construire son propre kayak pour naviguer depuis la Fecht à Munster jusqu’à Strasbourg. Le lendemain, nous lui prêtons main forte en coupant du bois et en rangeant sa cour. Notre projet « Deux Roues Libres », c’est en effet passer la nuit chez l’habitant mais également offrir notre bonne humeur, notre enthousiaste et surtout notre énergie pour réaliser des travaux domestiques quels qu’ils soient. A chaque rencontre, notre souhait est de laisser une marque positive dans le cœur des gens ainsi que d’atténuer et d’effacer cette peur face à l’inconnu, face à l’étranger.
Nous continuons la route en remontant la vallée de Munster et en nous dirigeant sous un soleil radieux vers Soultzmatt en passant par les célèbres villages de Eguisheim, Pfaffenheim et Rouffach.

Nous nous délectons inlassablement de cette vue sur les vignes haut-rhinoises, sur la plaine alsacienne, et la forêt noire en face ainsi que sur les maisons resplendissantes à colombages encore appelés maisons à pans de bois.


Après quelques refus, une vigneronne basée à Soultzmatt nous accueillera pour la troisième nuit. De prime abord un peu froide, le fait d’expliquer notre projet en alsacien nous ouvrira les portes de sa maison secondaire. Malheureusement occupée ce soir-là, nous n’échangerons que peu de mots. Cependant, une confiance aveugle règne car les clefs nous ont été transmises sans hésitation. Quelle belle preuve de confiance dans un monde ou la méfiance et la peur sont quasi omniprésentes !

Nous quittons l’ALSACE, fière de notre région, de notre patrimoine et de notre culture !